Rassembler les rebuts de l’atelier, collecter et imprimer  les “dessins d’ennui”, ceux que dessinent mon stylo alors que je parle au téléphone ou patiente dans une quelconque sale d’attente.

Ces supports sont marqués certes, mais dans un certain oubli ou retrait du regard.C’est cette innocence qui m’intéresse.

Je rejoue le commencement d'un langage.

Je collectionne les fragments de dessins d’enfants déchirés d’images imprimées, des matières support de couleur.

Cette réserve a permis une quantité de supports divers que j’organise en séries de petits livrets.La peinture s’en mêle.

Les rapprochements faits par collage, par collections, peuvent retenir des mots comme des silences.